La courtisane d’Edo nous raconte la quête de vengeance d’une fille de la noblesse militaire, qui, pour redorer l’honneur de sa famille, recherche les meurtriers de ses parents. Retrouvez ma chronique sur le quotidien d’Akane en tant que courtisane du quartier de Yoshiwara et sur l’avancée de sa vengeance !
> I N F O R M A T I O N S
La courtisane d’Edo (青楼オペラ) est un shôjo en 12 tomes de SAKURAKÔJI Kanoko éditée par Pika en 2018.
> R É S U M É
Dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara, à l’époque d’Edo, Akane est une jeune orpheline issue de la noblesse militaire. Suite au mystérieux assassinat de ses parents, elle décide de se jeter dans la gueule du loup en se présentant dans une maison close de grand luxe : l’Akebonorô. Sa rencontre avec Sôsuke, jeune prêteur sur gage et grand séducteur à l’intelligence acérée, va littéralement bousculer son destin. Dans cet environnement où la luxure est reine, cette apprentie courtisane s’apprête-t-elle à goûter au paradis ou à l’enfer ?

> C H R O N I Q U E
Bien que la romance prend une grande place dans le récit, l’intrigue porte pourtant sur tout autre chose. A travers ces 12 tomes, on va suivre l’avancée de l’enquête que mène Akane sur le meurtre de ses parents, pour restaurer le nom de sa famille. Bien qu’elle avance seule dans cette mission au début, la jeune fille se verra rejoindre par différents alliés tout au long de l’histoire.
Entre amour et enquête
En parallèle de l’enquête, une relation amoureuse verra le jour entre Akane et son client, Ômiya Sôsuke. Ce lien entre ces deux personnages s’intensifiera de chapitre en chapitre. Ainsi l’histoire mêle étroitement la quête d’amour et la quête de vengeance d’Akane qui oscille parfois entre les deux. Du fait de la nature plus mature de l’œuvre, l’auteur ne tombe pas dans les clichés faciles de la romance. Ainsi on ne peut que remarquer l’absence de rival. Le seul reproche que je peux faire sur l’œuvre, c’est qu’en arrivant vers la fin, il y a une répétition de malheurs, c’est à dire que les personnages enchainent problèmes sur problèmes. En soit, ce n’est pas dérangeant mais je trouve que ça alourdit la lecture et que ce n’est pas très cohérent.
Découverte des courtisane de Yoshiwara à l’époque d’Edo
En plus de mêler amour et enquête, l’histoire nous apprend beaucoup de chose sur le fonctionnement des maisons closes et sur le quartier de Yoshiwara en général. Mais également sur les différentes classes sociales présentes à cette époque. Attention tout de même, ce n’est pas une histoire qui relate des faits historiques dans son exactitude, de ce fait il y a beaucoup d’erreurs historiques. L’Histoire avec un grand H est ici utilisé comme support fictif à l’intrigue. Cela dit, cela n’empêche pas d’apprendre des choses qui ont vraiment existé.
Des liens qui se forment malgré les différences de classe sociale
L’histoire compte plusieurs personnages qu’on reverra assez souvent jusqu’à la fin. Bien qu’ils soient assez nombreux, on apprend tous à les connaitre, pas forcément dans les meilleures circonstances, mais on s’attache à chacun d’eux. Bien qu’ils soit tous de classes sociales différentes, ils ne considèrent pas cela comme un frein à leur amitié ou à leur amour, même si cela va poser problème légalement parlant. Chaque personnage était intéressant à suivre dans son évolution. La relation entre Akane et Sôsuke soulève plusieurs problèmes liés à cette époque qui sont très intéressants, notamment la question du rang sociale ou bien du rachat d’une courtisane.
Une histoire bien menée du début jusqu’à la fin
L’histoire est sublimée par des traits fins et magnifiques, les parades des courtisanes étaient splendides, et les dessins nous donnaient vraiment l’impression d’être présent à cette époque. En conclusion, c’est une histoire qui nous tient en haleine du début jusqu’à la fin de part son enquête rudement bien menée et qui donne un plus à l’histoire d’amour entre Akane et Sôsuke !



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