Shiita et la forêt des minuscules nous plonge dans un monde où des êtres minuscules vivent en autonomie dans une forêt. Retrouvez ma chronique sur l’aventure de Shiita pour retrouver son ami perdu !
> I N F O R M A T I O N S
Shiita et la forêt des minuscules (こびとのシイタと狩りぐらしの森) est un seinen en 3 tomes de YUKI Kanba éditée par Nobi-Nobi en 2023.
> R É S U M É
Shiita, un être minuscule qui vit dans la forêt, mène une petite vie paisible au sein de la colonie qui l’a recueilli. Mais lorsqu’un jour son ami Nara, qui rêve de grandes aventures, disparaît après avoir aperçu de la fumée au loin au pied du grand arbre, Shiita n’a pas d’autre choix que d’oublier la prudence et partir à sa recherche ! Il doit alors apprendre à survivre et faire face à de dangereux prédateurs, ainsi qu’au mystérieux Izuna qui ne semble pas des plus amical. Et si Nara avait raison et qu’au bout du chemin, se trouvait son père ?

> C H R O N I Q U E
Au fin fond d’une forêt, il existe une colonie d’êtres minuscules qui vit en total autonomie. Alors qu’on leur rabâche depuis toujours qu’ils sont sûrement la dernière colonie existante, Shiita et son ami Nara, rêvent d’aventure et de découverte ! C’est alors qu’un jour Nara part seul à l’aventure après que Shiita ait refusé de l’accompagner jugeant l’excursion trop dangereuse. Prit de remords et ne voyant pas son ami dans la colonie, Shiita part donc à sa recherche. C’est ici que l’intrigue commence réellement.
Des fils qui s’entremêlent
Lorsque Shiita part seul pour la forêt, il rencontre différentes personnes. Elles lui seront d’une grande aide pour améliorer ses compétences mais également pour survivre. Malgré son courage, Shiita n’en reste pas moins qu’un enfant. C’est alors qu’on découvre que chaque personnage a un but propre à lui-même. Shiita veut retrouver son ami. Nara veut retrouver le père de Shiita. Izuna veut se venger de la mort de sa colonie. Et d’autres personnages sont prêts à tout pour protéger ceux à quoi ils tiennent. L’histoire nous montre que même si on a des objectifs différents, on peut tous s’entraider pour les réaliser. Au fur et à mesure de l’avancée des recherches, Shiita fait la connaissance d’être minuscules provenant d’autres colonies. Il se rend compte que le monde est encore plus vaste que ce qu’il pensait.
Le bien et le mal n’est qu’une question de point de vue
Bien que l’éditeur présente Shiita et la forêt des minuscules comme étant un récit pour enfant, je trouve que celui-ci aborde des sujets bien plus complexes et matures que ce qu’un enfant est capable de comprendre. Par exemple, une jeune fille demande de l’aide à Shiita pour exterminer des fourmis. Celles-ci viennent prendre la sève de l’érable et envahissent par conséquent la colonie de Barn. Si on prend en compte le point de vue de la jeune fille, ce sont les fourmis les méchantes. Car ce sont elles qui détruisent sa cité. Mais, Shiita, qui a du mal avec le fait d’ôter une vie, dit que pour les fourmis, c’est plutôt l’inverse. Elles essayent simplement de survivre et se nourrissent également de la sève de ce même érable. Ainsi, le bien et le mal n’est qu’une question de point de vue.
Un récit plus complexe et mature que ce que l’on croit
En plus de remettre en question les notions de bien et de mal, l’histoire montre également la dure réalité de la vie. A un moment donné, Shiita se retrouve seul et démuni, même si il a appris des connaissances utiles pour voyager, il ne reste qu’un enfant avec moins de force et de ressources qu’un adulte. Son père l’a également abandonné depuis plusieurs années et ne songeait pas spécialement à venir le récupérer. On parle également de vente de minuscules par un des leurs. Tout ça pour en apprendre davantage sur leur quotidien et leur savoir.
Des minuscules bonus
Sous chaque jaquette, l’auteur propose des plans de chaque colonie présente dans l’histoire. Cela nous permet de mieux visualiser leur fonctionnement et leur mode de vie. Et également de comprendre comment ils réussissent à vivre en communauté. Je trouve que le design des couvertures sont très attrayante et coloré, à l’image de Shiita. Mais il ne faut pas s’y fier à 100% car le récit montre la beauté de la nature mais également sa face sombre.



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