Rosen Blood nous plonge au sein d’un manoir reculé où 4 beaux jeunes hommes vivent reclus jusqu’au jour où Stella arrive en tant que servante. Retrouvez ma chronique sur le quotidien de Stella parmi ces 4 jeunes hommes qui la trouvent vraiment très appétissante.
> I N F O R M A T I O N S
Rosen Blood (Rosen Blood~背徳の冥館~) est un shôjo en 05 tomes de ISHIZUE Kachiru éditée par Pika en 2021. Elle est aussi l’auteure de Ilegenes.
> R É S U M É
A la suite d’un accident de fiacre, Stella se réveille dans un manoir splendide, habité par quatre éphèbes. Quoique bouleversée, la jeune fille est aux anges en s’y voyant proposer un porte de domestique. Elle n’aurait pas pu rêver mieux ! Mais tout n’est pas aussi idyllique qu’il y parait : pièces condamnées, gémissements spectraux … L’endroit semble dissimuler un lourd secret, tout comme ses hôtes. Sans le savoir, Stella est tombée sous le coup d’un charme funeste, dont seul l’amour pourrait la délivrer.

> C H R O N I Q U E
Rosen Blood est construit comme un harem inversé où tous les personnages masculins se retrouvent étrangement attirés par la seule femme de l’histoire. C’est le genre d’histoire qui se centre beaucoup plus sur l’évolution de la romance plutôt que sur le développement de l’histoire et de l’intrigue. Mais ne vous attendez pas à avoir toutes les réponses à vos questions ici.
Un scénario complexe mais sans réponses
Au fil des chapitres, les personnages disséminent par-ci par-là des indices quant à leurs activités et leurs natures sans pour autant les décrire de façon explicite. Ainsi, les quatre personnages masculins ne sont décrit que comme des non-humains et jamais comme des vampires alors que tout laisse à croire qu’ils en sont bien. Il en va de même pour leur origine qui est décrite de façon imprécise, ce qui ne nous permet pas, en tant que lecteur, de bien saisir les tenants et les aboutissants. On comprend que ce sont des créations d’une tierce personne, mais les raisons de cette création et la procédure de celle-ci ne sont pas du tout expliquées. Ce qui fait que le scénario parait bâclé et fouillis. Comme si l’auteur avait perdu en cours de route ses idées.
De bonnes idées mais dédié à un genre d’histoire trop catégorisé
Je trouve qu’en cherchant bien, il y a de bonnes idées dans le récit mais qui ont été attribuées à un genre bien trop précis qu’est le harem inversé. Par exemple, le fait de cristalliser ses victimes pour s’en nourrir est bien plus poétique et original que de simplement planter ses crocs dans sa chair et la vider de son sang. Malgré cela, le harem inversé s’adresse quasiment uniquement à un public féminin et là encore à une partie de celle-ci. Personnellement, j’ai du mal avec ce genre d’histoire car bien souvent l’héroïne est naïve au possible, complètement déconnectée de la réalité et pas débrouillarde pour un sou non plus. Ici aussi ça ne loupe pas, Stella cumule tous ces traits.
Une héroïne trop soumise
Stella est l’archétype du personnage féminin dans un harem inversé et même si parfois elle a des éclairs de lucidité, elle fait mine de ne rien voir et laisse couler. En gros, elle ne se pose aucune question, ne remet rien en cause, ne doute et ne se méfie de rien. La jeune fille prend tout comme ça vient et se dit « ok c’est comme ça ». Entendre des gémissements étranges venant d’un coffre ? Oh ça doit être des rats. Se laisser tripoter par des hommes qu’elle connait à peine ? C’est pas grave ils sont beaux. Se faire interdire d’entrer dans certaines pièces ? Impossible qu’ils cachent quelque chose, ils ont leurs raisons. Découvrir qu’ils tuent des jeunes femmes pour s’amuser ou se nourrir ? Ok pas de problème, ils avaient pas le choix de toute façon.
Stella n’a aucun instinct de survie et fait passer les autres avant elle. Son passé peut l’expliquer quelque peu mais pas entièrement. D’ailleurs là aussi ce dernier est expliqué d’une drôle de façon. On a juste l’impression que ses parents faisaient partie d’une secte. La jeune fille va donner de sa personne (littéralement) pour calmer les ardeurs de ces messieurs tout en proposant des scènes un peu déplacées, surtout quand on sait qu’elle est amoureuse de l’un d’entre eux.
Des sentiments trop superficiels
Les 4 jeunes hommes ont un caractère assez similaire dans l’ensemble. Mais surtout ils sont tous amoureux, de façon différentes, de Stella pour aucune raison. Il n’y a quasiment rien dans l’histoire qui pourrait faire naître une romance entre elle et un autre garçon. Bien que le début soit confus, le reste de la relation amoureuse est quand même assez bien développée.
Rosen Blood, une œuvre trop creuse
Malheureusement, je trouve que le scénario n’est pas assez développé. On nous donne des éléments mais sans les expliquer ni les relier avec une quelconque raison. La romance est tout de même bien décrite même si elle est parsemée d’interludes un peu chaudes avec d’autres garçons, on comprend ce qu’ils ressentent l’un envers l’autre. Les dessins sont époustouflants et c’est clairement la seule chose que je vais retenir de cette œuvre.



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