Saint Seiya – Les chevaliers du Zodiaque nous emmènes dans le quotidien de futurs chevaliers de bronze qui ont pour seul but, protéger Athéna et la justice. Retrouvez ma chronique sur Seiya, Shiryu, Hyôga, Shun et Ikki, 5 (demi) frères que rien n’arrêtent !
> I N F O R M A T I O N S
Saint-Seiya – Les chevaliers du Zodiaque (聖闘士星矢) est un shônen en 28 tomes de KURUMADA Masami éditée par Kana en 1997. Il est aussi l’auteur de Kojiro du clan Fuma, et d’une chiée de spin-off, préquel et suites de l’histoire original de Saint-Seiya.
> R É S U M É
De tout temps, lorsque de grands bouleversements se produisent dans l’histoire, les chevaliers du zodiaque ne sont pas loin… Liés à la mythologie antique, ils passent aujourd’hui inaperçus et nous avons presque oublié leur existence. Pourtant, ils sont au Japon, ils vont revenir pour défendre la terre et sauver la réincarnation d’Athéna ! Pour remporter l’armure d’or et retrouver sa sœur, Seiya doit affronter lors d’un tournoi les dix chevaliers de Bronze. Mais l’armure est volée avant la fin du tournoi par l’un de ces chevaliers qui veut conquérir le monde. Une lutte s’engage alors, les chevaliers de Bronze devront s’unir pour défendre la terre…

> C H R O N I Q U E
Les chevaliers du Zodiaque est un des piliers du manga, un classique qu’il fallait avoir vu ou lu. N’ayant pas eu l’occasion de voir l’anime durant ma tendre enfance, je me suis dis que ce serait quand même bête de ne pas connaître l’histoire. Alors je me suis lancée dans la lecture de ces 28 tomes. Quelle erreur. Ce fût une des pires lectures de ma vie. Aucun scénario, des incohérences énormes, aucun background pour les personnages sauf une ou deux caractéristiques spécifiques. Des combats incompréhensibles forçant les personnages a décrire dans leurs dialogues ce qu’il se passe. Aucun enjeu, rien, nada, quedal, c’est vide. MAIS ! Les armures elles sont clinquantes et un peu stylée je l’avoue (surtout vers la fin). En clair, c’est un manga qui a très mal vieilli côté scénario et qui rend sa lecture fade, douloureuse et ennuyante.
Mais où est le scénario dans Les chevaliers du Zodiaque ?
Ce qui m’étonne le plus dans ce manga, c’est le manque total de scénario. Il n’y en a absolument pas. On se retrouve juste avec d’un côté des méchants, qui n’ont qu’un seul objectif : régner sur la Terre et ce qui en découle, détruire toute vie. Et de l’autre côté, Athéna et ses 88 chevaliers qui sont censés protéger la justice et les innocents. Voilà, ça s’arrête là pour le scénario. Il n’y a aucun enjeu, aucun rebondissement, tout est linéaire et répétitif. On se retrouve donc avec des chapitres identiques qui se répètent inlassablement jusqu’à la fin. Chaque combat est un copier/coller du précédent avec les mêmes attaques, les mêmes dialogues, les mêmes dénouements.
Pas de scénario, pas de cohérence
En plus de ce manque de scénario, les quelques informations qu’on nous donne tout au long du manga se retrouvent erronées à un moment ou à un autre. Parfois, l’auteur arrive à se rattraper comme il peut en donnant des justifications bancales et parfois non. Une des premières incohérences pour moi est que le grand-père (adoptif) de Saori est le père d’une centaine de gosses qu’il a engendré avec des dizaines de femmes partout autour de la planète. Pourquoi ? Comment ? Dans quel but ? L’auteur se rattrape maladroitement en disant qu’il va utiliser ses enfants pour qu’ils deviennent les douze prochains chevaliers de bronze. Sauf qu’il a appris l’existence d’Athéna et de tous les chevaliers, après la naissance de ses 100 gamins.
Des incohérences techniques
Il y a beaucoup d’incohérences également pendant les combats. Shiryû nous parle d’un bouclier réputé indestructible qui se fera réduire en pièces plusieurs fois. De même pour le mur de glace de Camus, où il est dit que même la force des 12 chevaliers d’or réunit ne peut le détruire alors qu’un chevalier de bronze oui. Shiryû qui perd et retrouve la vue tous les quatre matins, Ikki qui part et revient comme une fleur 3 tomes après, des hémorragies qui s’arrêtent en appuyant sur un point précis sur le corps de quelqu’un (Grey’s Anatomy en sueur), j’en passe et des meilleurs. C’est vrai que c’est amusant de voir à quel point ces incohérences sont ridicules sur le moment, mais sur le long terme, on se dit qu’en fait l’auteur a pas réfléchi à grand chose lors de la conception de l’histoire.
Les chevaliers du zodiaque sont creux et vide de sens
Kurumada n’a pas non plus réfléchi à ses personnages, ils sont creux, vides et n’ont que de qualité la force de l’amour/amitié et leurs ténacités. Ils ne lâchent jamais l’affaire et donnent tout pour combattre leurs adversaires, quitte à mourir (bon cela dit vu qu’il est facile de ressusciter dans ce manga, la mort ne fait plus vraiment peur). On ne sait quasiment rien des personnages principaux et ils ont presque tous le même caractère. Le but de Seiya est de retrouver sa sœur, but qu’il oublie bien vite d’ailleurs. Shiryû n’a aucun background ni d’objectif. Hyôga veut seulement continuer à voir le cadavre de sa mère sous l’eau. Shun n’aime pas se battre et Ikki c’est le Dark Sasuke de l’époque. Ils se contentent de suivre et protéger Athéna sans rien remettre en question.
Et des antagonistes identiques
Les antagonistes ne sont pas mieux lotis, tout ce qu’on leur trouve comme objectif c’est de détruire la terre pour la contrôler ensuite. Le seul qui était cohérent avec ses objectifs était Saga car il avait soif de pouvoir. Malheureusement, il retourne trop vite sa veste et toute la construction de son personnage tombe à l’eau. Poséidon est également ruiné de part son évolution chaotique et par la facilité dont il a été vaincu. Pour Hadès c’est celui dont je comprends le moins les objectifs. Ils règnent déjà sur le monde des morts, pourquoi vouloir celui des vivants ? Trop de méchants ont retournés leurs vestes trop facilement en passant du complot pour détruire les vivants à pleurnicher en reconnaissant l’amour d’Athéna.
Rien à sauver dans Les Chevaliers du Zodiaque ?
En bref, j’ai sûrement loupé le coche avec cette série qui aurait eu une saveur particulière si la nostalgie était présente. Malheureusement, lire cette série passé 30 ans, est un calvaire sans nom entre les répétitions à l’infini, le scénario et les personnages creux comme des coquilles vides, rien ne va. Le design vintage de Kurumada ne m’a pas dérangé et j’ai trouvé ça plutôt bien fait pour l’époque ! Même si les scènes de combats n’étaient effectivement pas très lisibles, le reste était sympa à regarder. J’ai vraiment lu Saint-Seiya pour ma culture générale plus que par passion ou admiration pour cette œuvre. Ce n’est clairement pas un titre que je recommanderais et je pense que la version anime est plus distrayante que le manga.



Pas encore de commentaires.